Chez le nourrisson...

Le chien est pour le nourrisson un être inanimé. Il ne peut encore faire la différence entre un animal bien vivant et sa peluche. Celle-ci lui apporte des fonctions sécurisantes, ludiques, relationnelles : c'est un objet qui permet le transfert affectif.
 
C'est vers 6 mois, que l'animal va devenir un compagnon précieux pour le développement de sa personnalité, le nourrisson devient alors moins dépendant de sa maman, le chien pourra devenir un objet transitionnel qui lui permettra de se sentir en sécurité et d'agir sans la présence de ses parents.
 
Le chien va lui servir de modèle pour tous ses apprentissages et va surtout l'amener à prendre conscience du monde extérieur...
Quelle sera La place du chien et de sa représentation, tout au long du développement de l'enfant ?

Chez le jeune enfant...


A partir de l'âge de 10 mois, l'enfant va prendre conscience de la différenciation entre son animal de compagnie et sa peluche mais aussi entre l'animal et l'homme.
La présence de l'animal à la maison va jouer un rôle important dans son processus d'identification.
 
Selon S. Freud : Les enfant s'identifient à leur animal et "n'ont aucun scrupule à considérer les animaux comme leurs égaux à part entière. Ils se sentent davantage apparentés aux animaux qu'à leurs parents, qui peuvent bien être une énigme pour eux. Dans un premier temps, la ressemblance est du côté de l'animal, la différence du coté de l'adulte..."
En effet, ils partagent tous les deux le même contexte familial : ils sont exclus  du discours et de certaines occupations.
 
Dès 3 ans, il va s'identifier aux différents animaux ce qui lui permettra de déchiffrer le fonctionnement comportemental animalier pour mieux le comprendre et donc mieux  s'accepter.
 
Pour l'enfant qui continue de grandir, le chien devient un véritable confident et sa présence tranquilise la relation avec ses parents.
L'enfant lui attribue ses propres capacités sentimentales, relationnelles, affectives mais peut également le doter de ses problèmes... L'enfant se sent également investi d'une certaine force physique par exemple, que l'on retrouve dans les activités ludiques enfantines : les jeux de chat où ils s'emparent de  l'agilité et de la rapidité de l'animal.
 
La présence de l'animal diminue les contraintes que l'enfant rencontre dans sa relation avec les adultes qui l'entourent. En compagnie de son animal, il se sent en sécurité : ce qui est forcément propice pour son bon développement.
 
A son arrivée à l'école, il va biensûr rencontrer de nouveaux modèles pour diversifier ses identifications mais son animal demeurera une référence stable. Il restera son meilleur ami avec qui il partagera ses confidences, ses chagrins, ses joies...
 
 

les relations non-verbales...

L'enfant commence à communiquer de façon non-verbale à partir de l'âge de 7 mois. Cette communication va donc pouvoir se construire avec le chien.
Cette forme de communication  va favoriser le lien associé : les postures, les mimiques, le contact corporel, la gestualité... et les diverses vocalisations.
 
Son observation attentive du chien va favoriser la découverte d'attitudes variées (la prise de repas, la toilette, le brossage de dents...), les activités ludiques ainsi que la découverte de son schéma corporel avec l'apprentissage des similitudes et des différences.
 
Les enfants ont  une tendance innée à comprendre l'animal :  Ils ont en effet, des modes de communication similaires : le contact corporel, l'odeur... suivant des rythmes biologiques semblables. Les chiens sont également capables de capter avec beaucoup de facilité les émotions enfantines.
Contrairement aux adultes, les enfants et les chiens sont capables de se comprendre sans devoir utiliser le langage verbal et symbolique.
 
Le comportement de l'enfant va évoluer :
Entre 2 et 3 ans : il privilégie les activités de lutte avec son chien,
Entre 3 et 4 ans : les comportements d'apaisement,
Entre 4 et 5 ans : l'enfant va concevoir des intéractions avec utilisation de médiateurs ludiques, c'est-à-dire des objets tels que des ballons, bouts de bois...
(voir page sur la relation enfant/chien...)
 
Le chien va donc tenir une place importante dans le développement de l'enfant, puisque c'est avec son compagnon qu'il va commencer à communiquer. Lorsqu'il sera plus grand et qu'il aura acquis la maîtrise du langage oral (symbolisation) il continuera à transmettre ses émotions au travers de son comportement, de sa gestualité, de son intonation... car son chien, lui, ne peut comprendre le sens des mots...
 
 

Et la perception sensorielle...

Le chien est un excellent intermédiaire pour l'exploration sensori-motrice de l'enfant. Il peut prendre plaisir à le manipuler, à caresser sa fourrure, à effleurer ses moustaches, à tater ses coussinets... à le câliner.
Cette recherche de contact est importante pour l'enfant mais elle l'est aussi pour le chien.
 
Mais attention... il prend également conscience que le chien peut exprimer ses limites avec son propre langage lorsqu'il exagère. Il va devoir apprendre à reconnaître, à interpréter et à respecter ses signaux de communication, ce qui lui va l'aider à prendre conscience de l'existance de l'individualité de chacun...

Son développement psychomoteur

L'enfant se déplace d'abord à quatre pattes, puis il commencera à se mettre debout puis coordonnera ses mouvements, maîtrisera son équilibre... pour parvenir  à la marche.
Pendant ces différentes étapes : le chien peut l'aider en le stimulant pour qu'il se déplace et le poursuive, l'enfant va l'imiter... puis va l'utiliser pour l'assister dans son apprentissage de la marche.

Le chien : c'est l'école de la vie...

La présence d'un chien à la maison est une source de dialogues, de discussions diverses et variées entre les différents membres de la famille : les thèmes sont considérables : la mort, la naissance, la maladie, l'adoption, l'agressivité, la sexualité, le respect de la vie, le respect de la différence... mais aussi l'hygiène de vie, le sport, la médecine vétérinaire... 
L'animal  reste toujours très présent dans l'univers fantasmatique de l'enfant.
En effet, il s'identifie plus facilement aux animaux, cela lui permet de prendre de la distance par rapport   aux évènements de la vie.
 
On les retrouve dans tous les supports médiatiques et  dans la littérature enfantine : les albums de jeunesse, les bandes dessinées, les documentaires... les dessins animés, les films d'animation, les publicités...

A l'adolescence...

Le chien ne va plus représenter le même attrait.
Il n'a d'ailleurs plus besoin de s'identifier à son compagnon. De plus, pour le chien, l'adolescent va prendre un statut hiérarchique bien différent ce qui peut engendrer de l'agressivité envers celui-ci. En effet, à cet âge, les modifications hormonales de l'adolescent vont induire le signal du passage de l'enfance vers le stade d'adulte. Il va perdre ainsi ses privilège d'enfant, tout comme le chiot. Pour le chien, il va entrer dans la hiérarchie du groupe et peut donc devenir un vrai rival ! L'ado va donc devoir s'imposer dans une nouvelle place, celle de leader du groupe comme tous les adultes de la famille, il devra notamment remettre le chien à sa place.
 
Biensûr, le chien reste pour lui  un fidèle compagnon et continuera à l'aider à se structurer. Le chien lui apporte toujours ce lien affectif stable, profond et durable.
 
Le chien est un véritable médiateur au sein de la cellule familiale, il permet de diminuer les tensions et favorise la communication.

La perception de l'enfant par le chien

Pour bien comprendre, il vous faut lire les pages sur le développement psychosocial et psychomoteur du chien.
 
Le chien a une sensibilité olfactive très fine et bien développée. Il ne perçoit pas le monde de la même façon que nous, il lit les odeurs comme nous lisons le journal !
Ils sont capable de sécréter des substances odorantes (phéromones) pour communiquer et transmettre une multitude d'informations : la crainte, la colère, la joie, la confiance... d'autres renseignents sur l'âge, le sexe... odeurs qu'il trouve également au pied des réverbères...
(Nous aussi nous savons capter et décrypter ces substances chimiques de façon inconsciente).
Il est aussi un fin observateur !
Le chien est donc capable de percevoir nos états émotionnels, notre âge, notre sexe...
 
Ainsi, dès le début de la grossesse, le chien perçoit l'état de sa maîtresse. Son comportement se modifie, sa place dans le groupe famille change. Il ne sera pas étonné par l'arrivée de l'enfant mais il est important à ce moment là de savoir si le chien "sait" ce qu'est un enfant, est-ce que les attitudes de l'enfant (les pleurs, ses déplacements, ses premiers mots, puis ses jeux ...) vont déclencher des réactions de peur, de curiosité trop intenses...
L'enfant restera toujours un membre du groupe famille, il lui accordera une place dans la hiérarchie, et en fonction de cette place il lui accordera des droits et sa protection.
 
Le chien vit dans son groupe-famille : il se repère par rapport aux prérogatives qui lui sont ou non accordées : il y a la gestion de l'espace, la gestion et la priorité alimentaire, la prise d'initiative pour les contacts relationnels et l'accès à la sexualité. Ainsi, en fonction de l'organisation de ces différents privilèges et notions, il peut connaître la place de chacun dans le groupe. Donc, plus les règles de vie sont cohérentes et conguentes spécifiant une place stable pour chacun, plus le chien est confortablement installé dans son groupe ce qui lui permet  d'accepter les règles de priorités et plus les positions de rivalité sociale sont inexistantes et il moins il y aura de souci conflictuel.
 
Chacun doit avoir sa place, (Pour son bien-être social : le chien devra donc avoir une place de CHIEN : ce n'est pas le petit frère ou la petite soeur...) la préserver, en avoir bien sûr conscience et doit respecter celle des autres. Ce positionnement est constamment renforcé par les attitudes de chacun, la nature des contacts, les postures ritualisées, les positionnement spatiaux, temporaux et ludiques.
Le chien n'a pas accès à notre morale qui est une notion trop abstraite pour lui, il a besoin d'un monde structuré où les règles organisée en sont les bases, s'il conteste une prérogative dont il n'a pas accès, ce n'est pas qu'il éprouve de la jalousie, non c'est que simplement, il sollicite le maintien d'une organisation sociale  harmonieuse tel qu'il la perçoit en tant que canidé.
 
 

L'enfant et le jeu

Le jeu est une activité indispensable pour le bon développement psychique et physique de l'enfant. Pour Jean Piaget :"A travers les jeux, l'enfant expérimente le monde et construit ainsi son intelligence" Les jeux sont donc pour lui : "Une assimilation pure sans adaptation ultérieure le distinguant d'une investigation sérieuse qui est une adaptation à une expérience nouvelle."  Selon D.W. Winnicott :"Le jeu est un phénomène transitionnel, entre objectivité et subjectivité". Le plaisirs qui découle du jeu semble être la motivation principale la plus immédiate puis arrive le développement des compétences et des aptitudes nécessaires pour faciliter l'insertion de l'enfant à son groupe social.

Les jeux avec objets


Chez les enfants, ces jeux restent des substituts à l'imitation des comportements des adultes et regroupent également les jeux de construction.
Ces situations permettent d'explorer leur environnement, un entrainement à l'utilisation d'outils et objets divers...
Le chien, lui, adopte des comportements différents : ils saisissent un objet pour le trainer dans un coin à lui ou le mordille sur place. On peut lier cette activité avec les comportements de prédation. Le chien intériorisera de nouvelles stratégies indispensables à sa survie à l'âge adulte.

Les jeux de lutte

Cette activité permet au  chien d'améliorer son agilité et ses qualités de combattant favorisant la construction des liens sociaux et le renforcement de la cohésion du groupe... C'est une excellente façon d'apprendre à contrôler ses pulsions agressives dont l'objectif reste l'apaisement social !
Chez l'enfant, le langage va rapidement inhiber ses pulsions agressives physiques à partir de l'âge de 2 ans jusqu'à l'âge de l'adolescence.  Les jeunes enfants ont d'avantage recours aux actes agressifs car ils ne maîtrisent pas encore toutes les subtilitéssymboliques leur permettant d'élaborer d'autres procédures de négociation.
Les comportements utilisés dans les interactions enfant/chien : sauter, bondir, coups de tête ou museau, coups mains/pieds ou pattes, tenir en main ou en gueule, bousculer...

Les jeux locomoteurs...

C'est la première activité ludique qui apparaît dans développement. Il n'y a aucune symbolisation ni apprentissage d'une technique. Cela consiste seulement à réitérer, pour le plaisir, des activités acquises dans le seul but de l'adaptation.
Les comportements associés aux jeux et qui sont commun avec le chien : sauter, courir, bondir, zigzaguer, tournoyer, se rouler au sol... Entre 3 et 6 ans, cela correspond à environ 20 à 25 % du temps de jeu.
Dans les jeux de poursuite (privilège de tous les jeunes mammifères dont l'humain fait parti !) l'invitation au jeu présente beaucoup de similitudes : L'action consiste dans un premier temps à stimuler un partenaire de jeu éventuel et de s'enfuir de manière à ce que celui-ci ait le fort désir de pourchasser son provocateur. Cela débouche d'ailleurs bien souvent sur des jeux de lutte. Le jeu continue avec le changement de rôle entre l'enfant et son chien avec ajustement moteur en fonction des capacités physiques de part et d'autre... Ce jeu améliore la coordination des mouvements, l'équilibre...

une relation affective !

Après 6/7 ans, il peut changer l'eau de boisson... lui donner ses croquettes.
Après 10 ans, il peut le promener... Depuis qu'il est tout jeune, l'enfant est capable de communiquer avec son chien de façon non-verbale, c'est-à-dire avec des contacts corporels. Cette facilité à le comprendre est innée ! Il se dirige, en général, assez naturellement vers les chiens car ceux-ci l'accueillent tel qu'il est, sans jugement ni à priori.
 
Jouer avec lui va l'aider à développer son sens des responsabilités à travers par exemple des soins qu'il lui apportera (toilettage, repas...) mais également à verbaliser et lui confier ses secrets et toutes ses pensées positves et négatives.
Il trouvera donc un fidèle réconfort au contact de son chien qui n'est aucunement dérangé par tant de confidences.
Les enfants aiment particulièrement laver leur chien, ainsi, ils peuvent endosser un rôle parental en lui parlant, le brossant, le savonnant... développant des contacts que les chiens apprécient ! Au travers de ces tâches qu'il effectue pour améliorer l'hygiène, il prend conscience de l'importance de une partie de son éducation de base (au centre canin ou à la maison).
Il a une place certaine à tenir et un rôle important à jouer !
 
L'enfant se sent en sécurité avec son chien. Celui-ci soude les membres de la famille en eux à travers un intérêt et des valeurs communes.
 
Dès les premiers mois, un chien peut-être un formidable stimulateur.
 

Le rôle du jeu...

L'activité ludique est primordiale pour développer son indépendance... Ce sont les jeux d'apparition et de disparition d'objets ou de personne qui va développer la conceptualisation mentale de l'enfant...  Les jeux locomoteurs vont lui apprendre à maîtriser son corps... Toutes les formes d'activités ludiques que nous venons de voir sont complémentaires !
Entre 5 et 6 ans : les enfants s'occupent seuls.
Entre 6 et 8 ans : Ils aiment se retrouver en petits groupes...
Le pédiatre T.B. Brazelton écrivait que :"La présence animale est un "plus" dans l'univers de l'enfant et contribue à son développement harmonieux". "Les modalités de jeu animal resssemblent beaucoup à ce que l'on connaît chez l'être humain" Le jeu reste une nécessité vitale au cours du développement psychique et moteur de l'enfant.
 
Les liens qui se construisent entre les enfants et les animaux sont proches de ceux que l'on peut constater entre les humains. L'identification de l'enfant à son chien peut être importante.
Pour H. Montagner : les interactions enfant/chien sont bénéfiques (ainsi qu'à son animal) notamment au niveau de l'apaisement, sa sécurité affective, sa socialisation, sa communication... ainsi que dans les domaines des procédures cognitives : l'attention, la mémorisation, l'imagination, la créativité, la confiance, l'estime de soi... L'animal participe à la structuration de sa personnalité.
De plus, l'animal de compagnie permet à l'enfant de prendre conscience et de comprendre les évènements de la vie qui peuvent le destabiliser : la naissance, l'adoption, l'agression, la maladie, le respect de la vie, l'empathie, la mort... En effet, pour un enfant de plus de 8 ans, la mort de son chien peut être une épreuve difficile et douloureuse.
Le chien reste un excellent médiateur entre l'enfant et le monde extérieur.

Le jeu social...

Chez le chien, le jeu social permet d'établir des liens sociaux grâce aux différentes interactions suscitées entre ses congénères ou avec les enfants. Ces activités vont stabiliser les rapports hiérarchiques  et développer la cohésion entre les membres du groupe.
Les interactions sociales qui sont crées par le jeu sont indispensables pour l'équilibre de chacun. D'ailleurs, si le chien ne parvient pas à entrer en contact socialement avec une personne, il s'ennnuie, souffre... Ainsi, pour une meilleure entente réciproque, il est important que chacun ait sa place dans le groupe.
Le jeu social va permettre à l'enfant d'intérioriser des valeurs fondamentales comme le partage, la rivalité... Il développe également la coopération, l'esprit d'équipe...

ATTENTION !!!!!!!!

Ne pas oublier qu'un chien n'est pas un jouet mais un être vivant !
Il doit pouvoir trouver sa place de chien dans son groupe.
Le chien peut être perturbé par trop de débordements sentimentaux et affectifs avec un statut humanisé ! ou bien être délaissé, mal compris...
Cette trop grande dépendance à l'humain entraine chez lui des troubles du comportement. Si une solution n'est pas pensée, le malaise va se renforcer et le pousser vers la manifestation d'une réelle souffrance psychique et physique.
Cette situation peut se dégrader et devenir intolérable pour l'ensemble des membres de la famille : avec apparition des agressions, de la malpropreté, des destructions, aboiements... autant de signes parfaitement fâcheux pour le chien que pour tous ceux qui cohabitent avec lui !
 
Prendre soin de son chien de façon adaptée : c'est de lui permettre de s'épanouir dans le respect mutuel.
Lorsque le chien joue avec nous, il faut que nous puissions garder le contrôle de la situation. Ainsi, pour ne pas prendre le risque d'un éventuel débordement, il faut faire intégrer au chien un seuil de tolérence dans le cadre ludique. Il faudra lui apprendre à jouer sans mordre (apprentissage de l'inhibition de la morsure) et sans sauter sur nous !
Il faut que dès son plus jeune âge, le chien soit entouré de signaux de communication humain, qui devront être obligatoirement cohérents, congruents et non contradictoires. L'attachement homme/chien devra être une relation qui se construit avec un code de communication précis et adapté, c'est-à-dire avec un langage non-verbal s'y rapportant et une intonation compréhensible pour le chien.
Ceci exige de nous un minimum de compréhension du "langage chien" : les signaux non-verbaux d'attention, de refus, d'irritation... de joie que le chien exprime avec son corps.
Les enfants doivent être capable d'interpréter correctement ses signaux, ils doivent apprendre à respecter l'autre, à comprendre le monde et à réagir de façon adaptée... ils doivent également être en mesure de se faire comprendre de leurs chiens, d'adopter des postures, des attitudes, des intonations... correctes.

Recommandations.....

 Il faut effectuer une double éducation : apprendre à l'enfant et apprendre au chien à cohabiter ensemble !
 
Il faut avoir une bonne lecture et une bonne connaissance de son chien : observer et analyser son comportement et les signaux de communication qu'ils nous envoient pour mieux comprendre son état émotionnel.
 
N'oubliez pas que notre chien n'a pas accès au sens de nos mots : il n'a accès qu'à notre langage non verbal, c'est-à-dire à notre gestualité, nos intonations, les signaux hormonaux...

La socialisation du chien à l'enfant...


C'est durant la période de la socialisation interspécifique du chien (reconnaissance des espèces amis, avant l'âge de 4 mois) que le chiot va reconnaître l'homme et ne pas en avoir peur plus tard. Pour être parfaitement socialisé, il doit pouvoir rencontrer durant cette période sensible des personnes différentes (enfants, femmes, hommes, personnes âgées, personnes avec handicap...). Ainsi, si le chiot a cotoyé des enfants pendant la période de socialisation, ceux-ci n'auront aucune crainte vis-à-vis des enfants et seront fortement attirés par eux plus tard.
Cette attirance pour les enfants résulte du caractère enfantin particulièrement attractifs pour le chien. Les enfants sont de petite taille donc moins impressionnants, ils émettent des sons aigus et ont une odeur différente de celle des adultes.
Le chien qui est correctement socialisé adopte avec l'enfant un comportement similaire à celui qu'il présente avec des chiots : c'est-à-dire que l'enfant va inhiber le comportement du chien et pourra ainsi pratiquement tout se permettre !
 
Les chiens ont de grandes facultés d'adaptation et peuvent s'habituer aux comportements perpétuellement changeant  de l'enfant qui grandit. Lorsqu'ils sont parfaitement socialisés, ils peuvent supporter les mauvais traitements jusqu'à un certain niveau. Ils ne présenteront quasiment jamais d'agression hiérarchique ni d'agression par irritation.
 
Lorsque l'enfant est jeune, le chien peut devenir son exutoire, il lui tire les oreilles, la queue..., sans réagir. Si l'enfant exagère, le chien fuit la relation... s'il ne le peut pas, il grognera puis pincera si son message n'est pas compris mais ne mordra pas !
 

La relation de l'enfant avec le chien

Vos commentaires :

 

Si vous éprouvez des difficultés pour gérer la présence de votre chien avec celle de votre enfant... N'hésitez pas à nous contacter...
 
Comme vous venez de le lire, votre chien sait que vous attendez un heureux évènement... Mais sait-il réellement ce qu'est un bébé ?
 
Le bébé arrive et vous avez moins de temps et moins d'attention à consacrer à votre compagnon ! votre chien vous sollicite d'avantage ! il ne comprend pas ce qui se passe !
 
Il est important de préparer votre compagnon à l'arrivée d'un nouvel enfant dans la famille notamment en le préparant à recevoir moins d'interaction afin de lui apprendre les nouvelles habitudes familiales...
 
C'est le grand jour, malgré que vous ayez moins le temps... il est nécessaire de poursuivre les habitudes : il continue a avoir besoin de ses promenades, de manger à son heure... surtout qu'il ressent le stress.
 
De retour à la maison, il faut préparer la rencontre du bébé avec le chien, en restant bien vigilant... Garder votre enfant dans vos bras et laisser votre chien s'approcher afin qu'il sente l'enfant. Si le chien à tendance à s'exciter vous devrez le tenir en laisse pour éviter tout débordement.
 
N'empêchez jamais votre chien de faire connaissance avec le nouveau venu cela ne pourrait qu'attiser sa curiosité...
Le bébé demande beaucoup de temps, d'attention... il peut émettre des cris avec une grande intensité ce qui peut être douloureux pour les oreilles des chiens
 
En construction...
 
 

 

 


Prévention morsure chien  Meaux  77
atelier prévention morsures canines
éthologie pour les enfants
écoles - centres de loisirs - municipalités...
diplômée d'état
comportement canin - éducation canine
enseignante spécialisée - psychomotricienne

Ce que le chien comprend...


Un enfant  veut s'approcher d'un chien qu'il rencontre :
1 - il arrive sur lui en le regardant bien de face : ce regard très direct va être perçu par le chien comme une menace.
2 - l'enfant est content, il sourit de toutes ses dents : cela va également contitué un signal très hostile annoçant une agression imminente.
3 - de plus l'enfant tend souvent les bras vers le chien en les levant en l'air avec enthousiasme : le chien interprête ce comportement comme une tentative pour apparaître plus grand, plus impressionnant, plus menaçant...
4 - s'il arrive en plus avec les doigts écartés : cette main a quelques ressemblances avec une rangée de dents découvertes par les babines. Aux yeux du chien, ces longs crocs ont un aspect effrayant...
Inconscient des signaux que le chien lui envoie pour le dissuader de continuer à s'approcher, l'enfant se précipite sur le chien : Le chien pense forcément à ce moment là que son adversaire a décidé de passer à l'attaque !
 
Cette analyse du comportement de l'enfant peut expliquer les agressions canines commisent par des chiens non agressifs et non dangeureux
 
Ces observations nous montrent que les chiens traduisent notre langage gestuel.
 
Ainsi, si vous souhaitez rassurer un chien inquiet ou timide :
- détourner la tête et les yeux afin de ne pas croiser son regard
- Pivoter d'un quart de tour  de façon à vous présenter à lui de biais, en évitant les mouvements brusques et en restant le plus décontracté possible.
- Pour l'approcher , ne vous dirigez pas droit sur lui mais faites comme si vous vouliez le contourner en vous tenant de coté.
- Quand vous serez suffisamment près, mais pas trop de façon à ne pas raviver son inquiétude, baissez-vous pour vous mettre à genoux... comme si vous aviez trouvé par terre quelque chose intéressant.
- vous lui parlerez doucement...
 
En général, si vous ne connaissez pas un chien, il vaut mieux l'aborder de biais et éviter de le regarder dans les yeux.
 
De même, si vous souhaitez le caresser : si vous avancez la main vers le chien en la tenant au-dessus de sa tête, il risque d'interprêter votre geste comme une manifestation de supériorité, équivalente à l'attitude d'un dominant qui se dresserait devant lui sur les pattes arrière ou lui poserait la patte sur l'épaule ou sur le dos.
Pour caresser un chien que vous ne connaissez pas, tenez donc la main plutôt basse et commencez par lui frotter le poitrail avant de remonter jusqu'à la tête afin d'éviter une éventuelle confusion avec les signaux de domination ou de menace...
 
Si vous croisez un chien inquiétant : il ne faut pas lui tournez  le dos et ne pas partir en courant... Baissez les yeux en détournant le regard et battez des paupières une ou deux fois. ,Ces signaux de soumission lui indiqueront que vos intentions sont pacifiques... Reculez de quelques pas en vous abstenant de croiser son regard...
 
Si vous voulez en savoir plus, nous vous invitons à lire ce passionnant livre de Stenley Coren : 'Comment parler chien' petite bibliothèque Payot.